Agenda Culturel

 

 

 

 

 

 

La libération de Catalunya Nord

Un livre récent

Avec une préface  bilingue de Ramon Gual et une graphie catalane de la  toponymie.

Cristià Xanxo base son étude sur des sources souvent inédites comme les registres des prestations des Pompes Funèbres Générales, des témoignages de résistants, de simples observateurs et surtout des archives allemandes, jusque là peu ou pas utilisées ; d'où le grand intérêt de cet ouvrage qui apporte un nouvel éclairage sur cette période.

Ce travail est complété par de nombreuses notes pour expliquer ou préciser les faits. Enfin l'histoire de notre département est toujours replacée dans l'histoire générale de la guerre.

De la résistance à l'occupant

Généralités : Présentation de la Résistance : partis, idéologies, appartenances socioprofessionnelles, action.

La Résistance en Catalunya Nord à l'été 1944 : unité de la Résistance dans le cadre du Conseil National de la Résistance (CNR) et division entre MUR et FN. Importance de Camille Fourquet des MUR.

Quand la Wehrmacht se retire.

L 'évacuation allemande du Sud de la France : description de l'administration militaire allemande en Catalunya Nord à partir du 12 novembre 1942. Les troupes allemandes sont en « opérations » : il ne s'agit pas d'une occupation comme dans le Nord de la France. Cette évacuation est-elle un repli ou une retraite ?

Les principes et les conditions du repli : Les premières dispositions pour évacuer le Sud de la France sont prises par les Allemands à partir du 6 juin 1944, mais suite au débarquement allié en Provence le 15 août 1944, l'ordre de repli est donné par Hitler le 18 août. Le départ de l'occupant est fixé au 19 août. Difficultés pour trouver des moyens de transport. Carte de la progression de la 7° Armée américaine et du repli des troupes allemandes.

Au départ de Perpinyà : rôle du Generalmajor Degener responsable de l'évacuation de Catalunya Nord. Historique précis du repli. Départ de certains miliciens et collaborateurs.

L'abandon de Portvendres : les troupes quittent la ville le plus souvent à pied. Accrochées par les FFI, elles arrivent trop tard à Montpellier et se rendent le 23 août.

Les affrontements de la Libération.

La Résistance a pour principale mission de s'opposer au repli allemand, mais en a-t-elle les moyens ? Sa seconde mission est l'installation d'un nouveau pouvoir et la sauvegarde de la République.

Le récit est basé à la fois sur des témoignages de résistants comme Fourquet, des instructions officielles, les consignes du MLN, le rapport de la Feldkommandantur, le journal d'une observatrice à Perpinyà (Jeanne Flesch), des photographies et un plan de Perpinyà.

À Perpinyà :

Rencontre le 18 août entre le staff du MLN (sans les communistes) et le Major Partey responsable de l'administration militaire allemande. Attaques de la Résistance sur la Feldkommandantur, la caserne de la Milice, les ponts de la Bassa.

Les FFI du maquis de Rabouillet-Sournia contrôlent la Patte d'Oie et la Llavanera. Départ des Allemands malgré tout le 19 août.

Les victimes des combats : liste des 18 morts tués au combat dont les obsèques ont été célébrées à la Cathédrale Saint-Jean le 22 août. Inhumation des morts allemands dans le « carré allemand » au cimetière de l'Alt Vernet.

À Ribesaltes :

Le gros des troupes allemandes quitte Ribesaltes le 19 août au soir. Accrochage le 20 août entre des militaires allemands retardataires et un détachement des FTPF de l'Agly commandé par Étienne Bourrel (« Commandant Tito ») : pertes allemandes et deux tués parmi les Rivesaltais.

Épuration : exécution des époux Juanole, miliciens. Mais dans l'ensemble l'interdiction des exécutions sommaires est respectée.

Ailleurs en Catalunya Nord :

Coll de la Batalla le 17 août : les FFI du Front National d'Estagell attaquent une colonne de 11 cyclistes allemands.

Estagell le 18 août : les FFI attaquent une formation motorisée allemande. Beaucoup d'incertitudes sur le déroulement et les résultats de ces affrontements.

Cerdanya : les soldats allemands bloqués par les FFI à Villefranca se réfugient en Espagne. Intervention des « guerrilleros ».

Le cas singulier de Portvendres.

Un projet de destructions systématiques : envisagé à partir de novembre 1943 pour tous les ports méditerranéens. Les emplacements des mines sont préparés à partir de juin 1944.

La ruine du port et des principales installations militaires : mises à feu dans l'après-midi du 19 août. Le port est dévasté : photos, plan, liste des épaves.

Les premiers captifs. 19 et 20 août. Allemands, italiens et autrichiens. Rattachés au Camp de Ribesaltes, utilisés comme main-d'oeuvre en particulier à Portvendres.


Conclusion : La Libération en Catalunya Nord, qu'en retenir ?

Le retrait de l'occupant (repli ou retraite) ?

Le rôle de la Résistance : le département des Pyrénées-Orientales a-t-il été « le 1° département français délivré par ses seuls moyens » ?

Un événement fondateur : cf. le programme de réformes politiques et sociales du CNR.

Épilogue: stèles , plaques... legs et érosion...

Sources et éléments de bibliographie. Il faut souligner la diversité de nature des sources françaises et  le recours aux sources militaires allemandes.

 

Annonce du prochain cahier TERRA NOSTRA : les répressions en Catalunya Nord (12 novembre 1942-19 août 1944).

 

Andrée OMS