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Montferrer, histoire de la commune

 

MONTFERRER (MONFARRÉ)

Histoire de la commune par M.et Mme Porte Sylvain

instituteurs

 

 

Ma grand-mère maternelle  Jeanne Porte, mariée à Martin Planes, bouchonnier à Llauro, était fille de Sylvain Porte (né en1859), originaire de Vielle Louron près d'Arreau dans les Hautes-Pyrénées.

Ce dernier, instituteur avait été bizarrement « muté » dans les Pyrénées-Orientales. Renseignements pris, il semblerait que ce fût le cas de quelques uns de ses collègues, « dépaysés » pour raisons politiques : les radicaux de l'époque étaient assez remuants.

Donc Sylvain Porte se retrouva à Montferrer (Vallespir) où il s'adapta et devint secrétaire de mairie et bien sûr exerça les fonctions d'instituteur toute sa carrière. Le hasard voulut qu'il fît la connaissance de Marie Françoise Bernèdes (née en 1863), orpheline et élevée par les bonnes sœurs à Arles- sur-Tech, elle aussi institutrice. Tous deux firent carrière à Montferrer et rédigèrent en commun un petit mémoire sur le village dans le dernier quart du XIXe siècle.

Lors d'un récent séjour dans la famille de Vielle, j'ai pu récupérer cette étude, d'autant plus intéressante qu'elle emploie des termes du Roussillonnais tel qu'on le parlait avant « normalisation »

Sur les actes de naissance et de décès trouvés dans les archives paroissiales on peut remarquer la date de passage du catalan au français.

Daniel Oms-Puig-Planes-Porte

I  HISTOIRE DE LA COMMUNE


 


Montferrer a été bâti par les sarrasins en 719.  Conquis par les soldats de Charlemagne en 768, il a été repris par les maures qui forcèrent les Français à quitter la Catalogne la même année.
Il fait partie de la France comme tout le Roussillon depuis 1659. À son origine, Montferrer1 était un bourg important du Vallespir. Il était sous la dépendance des seigneurs et barons de Montferrer2.

On voit encore ici les ruines de leur château féodal 3. Des parchemins de 1680 portent, outre le nom de Thomas de Banyuls 4 , le nom d'une marquise : la   noble Senyora Dona Thomazina de Ardena i Aragon, Marqueza de Montferrer5.

Voici un chant local qui a trait à la demeure seigneuriale : c'est la plainte d'un jeune-homme enfermé dans les sombres cachots du château :


 

 

II  GÉOGRAPHIE PHYSIQUE

Montferrer se trouve entre 42°24'40'' de latitude et 0°12'02'' de longitude. Son territoire est borné au Nord par la commune de Corsavy, à l'Est par la commune d'Arles, au Sud par la commune de St-Laurent-de-Cerdans et à l'Ouest par la commune du Tech et celle de Prats-de-Mollo sur une étendue de ?  hectares et ?    centiares6 . Le village de Montferrer se trouve à 51 km de Perpignan, à 22 km de Céret et à 9,8 km d'Arles- sur-Tech. Il est bâti sur l'un des contreforts du Canigou, perché comme un nid d'aigle sur un rocher, sur la rive gauche du Tech.

Sa vue s'étend au loin depuis les hautes montagnes de Prats- de-Mollo jusqu'aux rivages de la Méditerranée. On aperçoit d'ici les villages de Serralongue, St Laurent-de-Cerdans, Arles-sur-Tech, le château-fort d’Amélie ainsi que les communes qui se trouvent sur la rive droite du Tech jusqu'à la mer.

Le sol est calcaire dans toute l'étendue du territoire. De petits cours d'eau apportent la fertilisation dans les métairies disséminées çà et là sur tout  le territoire. Parmi ces cours d'eau, les principaux sont le ruisseau de Can Nadal, le ruisseau de l'Église, le ruisseau de la Fou, célèbre par le séjour qu'y firent sur ses bords les Trabucayres7.

Il convient aussi de citer la rivière du Tech qui sert de limite naturelle entre Montferrer et les communes de St Laurent de-Cerdans et Arles.

L'eau qui sert à l'alimentation est de l'eau de source d'une pureté sans égale. Le territoire de Montferrer renferme des gisements de fer en s'il faut  en croire une chronique locale un gisement d'or.

On raconte qu'un habitant  d'ici avait tout en creusant une excavation dans la terre trouvé un minerai brillant. cachant à tous sa trouvaille, il alla porter à Perpignan des échantillons du minerai trouvé.  A son retour il fut pris d'une violente fièvre qui l'emporta dans la tombe en peu de jours. Il ne put ou ne voulut pas, avant sa mort  indiquer la mine qu'il avait trouvée. Quelques temps après sa famille recevait de Perpignan une lettre demandant des nouvelles du minerai et faisant des offres d'achat. On ne put y répondre. 

 

Curiosités naturelles, il faut citer plusieurs grottes dont les principales sont :

La Coba de las Ancantades (grotte des fées) et la coba d'en Pey8. Ces grottes sont riches en stalactites.

Les grands-parents racontent aux enfants qu'une famille aurait trouvé dans la grotte des fées la nappe des Ancantades et  que c'est de cette trouvaille que proviendrait leur fortune.

L'archéologue trouvera aussi dans les ruines du château de Montferrer et dans la pierre tombale qui se trouve dans l'église cette inscription (…)

 

 

 

 


Le mur placé à 200 m du château laisse voir encore les vestiges d'un escalier en pierre, pratiqué au sommet de la tour. Au niveau du sol et à l'intérieur de la tour on voit l'orifice d'un trou circulaire, aujourd'hui à peu près comblé, qui servait, dit-on, de communication souterraine avec le château seigneurial.

Dans l'église 9 se trouve un sarcophage en marbre blanc soutenu par quatre colonnettes aussi en marbre10 .

 

III  POPULATION ET LANGUE

Nos rudes montagnards ont des mœurs douces. Ils aiment beaucoup la chasse et surtout la chasse à l’isard. Ils poursuivent ce gibier de précipice en précipice avec  une grande hardiesse et une remarquable agilité.

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On les voit encore donner une preuve de leur agilité et de leur vigueur en allant cueillir au mois de juin dans les anfractuosités des rochers les plus escarpés les pousses d'une plante dont ils raffolent que l'on  mange en salade et que l'on nomme coscoll 11.

L'idiome est ici le même que dans tout le Roussillon : le catalan, mais aujourd'hui un peu francisé. Voici des extraits d'actes d'Etat-civil de 1672 :

Naissance

Al sis de setembre Any mil sis cent setanta dos, en la parroquia de Montfarré, bisbat d'Elna, es estat batejat un fill legitim y natural de Damià Rocha i de Rosa sa muller.

Foren padrins Joan Vilafort y Madalena Paricot, del lloch de Tech. Li an posat nom

Joan. Michel Joseph administrat lo sagrament segons lo modu y forma de santa mare iglesia

Lo rector de dita iglesia   Joseph Xanxo y Bosca.


Mariage

Vui al trente y hu de juliol de mil sis cents vuitanta y hu, en la iglesia parroquial de Montfarrer, bisbat d'Elna, y estat celebrat per paraula de present matrimoni entre Pere Mores, brasser de Montfarrer, fill natural de altre Pere Mores i Maria.anne conjuges ex uno,  y  Rosa Cibat donzella del lloch de Mollo, filla legitima y natural de Antoni Cibat y Maria conjuges ex altra. He pres el consentiment yo Miquel Xanxo y Bosca ab llicensia del Sr Rector en testimoni de Josep Pairola y Jaume Pagès, tots de Montfarrer.


Décès

Vui als dotsa de janer any mil sis cents setanta buit en el sementeri de Montferrer, bisbat d'Elna, se a dada sepultura ecglesiastica a Josep Valls. A rebut tots els sagraments,a pagat lo terratge.

 

Copie de l'acte le plus ancien rédigé en Français le 23 octobre 1743

Ce vingt et troisième octobre mille sept cents quarante et trois dans le cimetière de l'église parroissiale du lieu de Montferrer, diocèse d'Elne, a été enterré le Sr Joseph Llaus prêtre du présent diocèse. Les témoins ont été Julien Matthillion et Jérome Vaills, lesquels appelés à signer, ont déclaré ne savoir. En foy de ce, me suis signé.

 

III GÉOGRAPHIE ADMINISTRATIVE

La population de Montferrer était en 1871 de 712 habitants, en 1876 de 682, en1881 de 714 et enfin en 1886 de 621.

Ce chiffre comme on le voit tend à diminuer et la fascination de la ville sur nos paysans et la population flottante des métayers et fermiers.

La population agglomérée est seulement de 150 habitants. La population éparse (hameaux, fermes et habitations en dehors de l'agglomération) est de 471 habitants.

La population agglomérée et éparse forme 121 feux.

Administration municipale

La commune de Montferrer est administrée par :

Messieurs    GALANGAU    Jean           Maire12

VAILLS        Auguste        Adjoint

VAILLS Jean, DESSORS Paul, VAILLS Paul, CUFFI André, SOBRAQUÈS Jean fils, ROSSIGNOL Martin, FIGUÈRES Paul, RIBES Jacques, MAS Joseph, RIBES Julien  conseillers municipaux.

Fonctionnaires

M. PORTE  Sylvain     Instituteur

–   Mme PORTE            Institutrice

Au point de vue des cultes, la commune possède un curé M. XATARD Jacques

–       M. X(?)                    Percepteur à Arles- sur-Tech

–       M. ARQUES Jean       Facteur rural du bureau d'Arles-sur-Tech dessert la commune.

La valeur du centime est de 100 f 85

Les revenus ordinaires sont de       3163 f 71

Les dépenses ordinaires sont de     3077 f 90.

IV  Géographie agricole, industrielle et commerciale

* Les maisons sont de construction ancienne. Elles regardent en grande partie le Levant. En général elles sont propres et salubres.

* Les instruments agricoles en usage ici sont :

–   La charrue primitive (en bois)

–   La charrue en fer, la herse etc...

*Les animaux domestiques sont nombreux :

Le bœuf, les  vaches, quelques chevaux et mulets, l'âne, brebis et moutons.

* Les arbres fruitiers qu'on rencontre dans la commune sont :

Le pommier en grande quantité,

Quelques pruniers, pêchers et poiriers,

Beaucoup de merisiers et châtaigniers,

On récolte comme plante fourragère : la betterave, le lupin, l'avoine.

Il y a aussi beaucoup de prairies artificielles : luzerne, trèfle vesce etc...

Les engrais utilisés sont le fumier de bestiaux, pour les prairies naturelles et dans les champs, le plâtre pour les luzernes.

Les forêts de châtaigniers  dont on retire de forts revenus car on en fait des douves, des cercles etc... Il y a aussi des bois de chênes verts et chênes.

On élève surtout le châtaignier, le chêne vert et le chêne truffier. La récolte des truffes est une des plus importantes d'ici et donne un riche revenu. La truffe de Montferrer est renommée et réellement elle est meilleure que celle du Périgord et surtout que la truffe espagnole13.

La chasse n'y est pas abondante mais on trouve cependant dans notre territoire : lièvres, lapins, perdreaux en assez grand nombre.

L'industrie agricole est la seule de notre commune.

On y voit cependant 3 ou 4 petits moulins qui servent à ( moudre la récolte locale) l'alimentation.

Les voies de communication sont tout à fait primitives : de petits sentiers relient les diverses métairies et les hameaux à la commune qui elle-même se relie au chef-lieu de canton14 par une route non-carrossable qui va rejoindre à La Palme la route nationale de Céret à Prats-de-Mollo.

La vente de truffes, pommes, luzerne et diverses essences de bois forme le commerce local.

On se sert dans le commerce local des mesures suivantes :

Roba :        10 Kg

Quintal :      50 kg

 

V  HYGIÈNE

Les habitations, quoique anciennes sont, comme je le disais, assez propres et salubres et la rareté des épidémies en est la preuve.

Nous n'avons pas de vêtement vraiment local. On voit cependant encore quelques échantillons de l'ancien costume catalan : veston court et barratina rouge.

 

VI  LA  FLORE MÉDICINALE

L'agram Le chiendent

La capillaire La chicorée

La rouelle(Rotella) Le coquelicot

La biola(viola) La violette

La bourraïne (borraina o borratja) La bourrache

La brotonica (flor vermella) Petite centaurée

La camomilla (camamilla pudent) La camomille

La tourangine(tarongina) La mélisse

El donzell marí o mascle L'armoise/absinthe

El fenouill (fonoll) le fenouil (contre les flatuosités et coliques)

Les vidieilles (Vidiella) La clématite (tonique pour les crofules 15 et rachitisme)

La ricorte (ricorta/Viburn o llorer bord)) Viorne (contre la gale)

L'herbe del fetge Anémone hépatique

Greixes (créixens) Le cresson

L'herba de les berrugues (berruguera) La chélidoine

L'herba de les morenes (gatassa) Ficaire

L'ora (heura) Le lierre

L'herba del Héré (herba queixalera) La jusquiane

El trescam Millepertuis (herba foradada/pericó groc)

L'herba de nostra dona (o de paret) La pariétaire (herba del cargol)

L'herbe paloude (herba peluda) Le bouillon blanc (cua de guilla/cua de molto)

La llaperassa (repalassa) La bardane

Llenga de bou La patience

La llensane (genciana) La gentiane

La malbe (malva) La mauve.

 

 


Notes

1 Le nom du village viendrait  de l'expression "Mons Ferratus", le "mont de fer", en référence au Canigou dans lequel se trouvaient de nombreuses  mines de fer.

2 Seigneurs et barons de Montferrer. Les premiers seigneurs de Montferrer connus étaient Guillaume-Arnaud de Montferrer, évêque d'Urgell en 1092-1095. Puis on trouve Pierre de Montferrer, vivant en 1215, et enfin Arnaud de Montferrer, chanoine prêchant d'Elne en 1233-1242. Le chevalier Bernard de Montferrer fut seigneur du lieu.

La vieille  paroisse“Santa Maria de Moleto” est mentionnée en 927, avant même qu’il ne soit question du château féodal qui, d’aprés Alart ne fut habité qu’en 1081 par un seigneur du nom de Ramon de Cortsavino.

3 La seigneurie de Montferrer fut créé comme toutes les autres durant le IXe siècle sous les Carolingiens. Le château qui s'y dressait était nommé "Château de Mollet" (en 1088) et appartenait aux seigneurs de Castelnou.

4 Il s'agit de Thomas II, Seigneur de Nyer, Montferrer, Réal, Odeillo, Puig, Léca?

Devenu militaire, il prend parti pour la France en 1641, il commande un régiment. Le 8 juin 1642 Louis XIII roi de France le nomme procureur royal des comtés du Roussillon et de Cerdagne. Il rachète alors la seigneurie de Montferrer à la famille de Guanter (juin 1649),

Thomas quitte le parti de la France en 1652 car il comprenait que Louis XIV voulait conserver le Roussillon.  Du coup en juillet 1653 il fut dépossédé de ses terres en faveur de Joseph Margarit, resté fidèle au roi.  Il meurt le 5 mai 1659.

5 Dona Thomasina de Ardena, fille de Joseph d'Ardenne , comte d'Ille, et de Louise d'Aragon, elle épouse le 26 septembre 1661  Charles 1er de Banyuls, Fils de Thomas II, né le 4 mars 1646.

Thomasina intente un procès contre son époux parce qu'il ne parvenait pas à payer la pension promise le jour du mariage. Le procureur fiscal désigna Joseph d'Ardenne comme tuteur des biens de son gendre.

Charles 1er soutient les angelets, il est du parti de l'Espagne. Il se retrouve à la tête de la conspiration de Villefranche, qui échoue. Il s'enfuit en Espagne dans la famille de Louise d'Aragon. Il est condamné à mort le 21 juin 1674 par le Conseil souverain mais ne sera pas exécuté (exil en Espagne). Joseph d'Ardenne, lui , avait choisi la France. A sa mort Louis XIV concéda à sa fille la restitution des biens de son mari. En avril 1675 Montferrer est même érigé en marquisat.(Titre d'érection de la terre de Montferrer en Marquisat en faveur de Thomassine d'Ardenne, épouse de Charles de Banyuls - Avril 1675, ADPO B401 F 255-260.)

Le nouveau marquisat  rapidement n'a plus de de château, la forteresse de Mollet  est  rasée pour ne plus servir de refuge à d'éventuels insoumis. Le marquis de Montferrer réside alors au château de Nyer.

6 Superficie de la commune : 2195 ha.

7 Les Trabucayres sont des bandits de grands chemins qui terrorisaient le Vallespir vers 1840. Les Trabucayres sont ainsi nommés car ils étaient armés de trabucs (tromblons).

8 La grotte de Can Pey  été étudie par Henry Baills et Laïdi Chaddaoui, « La sépulture collective de Can-Pey (Pyrénées-Orientales) : Étude des pratiques funéraires », Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Parisvol. 8, no 3,‎ 1996, p. 365-371

9 L'Eglise Ste Marie de Montferrer, située à l'Ouest du village, dédiée à la Vierge de l'Assomption. Jouxtant le cimetière elle date des XIe et XIIe siècle et fut contruite pour remplacer une chapelle antérieure dans le style roman, le style de l'époque. Elle est à nef unique se terminant par une abside semi-circulaire et possède un clocher-tour massif, plutôt bas. Sa porte est particulièrement travaillée

10 Le sarcophage  en marbre blanc contenait les os de Dalmau de Castellnou, son épouse la Comtesse Béatrice de Castellnou et de leur fils Pierre. Ce Dalmau était le petit-fils de Jasbert, Vicomte de Castellnou, seigneur de Montferrer. Le couvert a deux inscriptions qui se font face.

L'an du Seigneur en 13022 et le 3 des calendes d'août est mort le noble seigneur Dalmace de Castronovo et Pierre son fils. Que Dieu ait pitié d'eux

l'an du Seigneur 1307, et le 8 des calendes de janvier est mort la noble dame Beatrix de Castronono. Qu'elle repose en paix.

11 Le Moloposperme du Péloponnèse (Molopospermum peloponnesiacum) ou « couscouil » (nom régional, du catalan roussillonnais coscoll) est une espèce végétale de la famille des Apiacées, la seule du genre Molopospermum, présente dans les Alpes du Sud et les Pyrénées.Les tiges du coscoll sont particulièrement appréciées en salade (découpées en lanières et préalablement glacées).Il ne faut pas le confondre avec l'aconit napel mortel .

12 Jean Galangau  maire de 1888 à 1896.

13 La truffe de Montferrer. Le terroir de la commune est en effet très anciennement réputé pour cette culture spécifique et locale, qui se développe effectivement sous le couvert des chênes et châtaigniers tapissant la montagne. Un document de 1897 atteste donc de cette production spécifique dont la notoriété éclipse, textes à l’appui, celle des autres provinces françaises. "Assez rare sous le Châtaignier pour qu'on ait pu croire qu'elle n'y croissait jamais, la truffe croît sous les Châtaigniers des sols siliceux non tout à fait privés de calcaire. C'est presque exclusivement sous les Châtaigniers qu'on trouve la truffe à Montferrer près Amélie. les-Bains. La truffe du Châtaignier est grosse et ronde (ce qui paraît tenir à la nature meuble du sol généralement sableux), d'excellente qualité."

14 Arles -sur Tech

15 Crofules (sic), scrofules ou écrouelles, maladie d’origine   tuberculeuse provoquant des fistules purulentes sur les  ganglions lymphatiques du cou.

 

 

 

Pour aller plus loin

www.les-pyrenees-orientales.com › Villes et villages

www .aphpo. fr La truffe de Montferrer, Une tradition culturale