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Archives de l'armée républicaine espagnole

Archives de la XIe division de l’armée républicaine espagnole

Ejército Popular de la República Española

1re et 100e brigades mixtes (1er octobre au 30 novembre 1938)

L’armée populaire de la République espagnole (EPR) est créée après la rébellion d’une grande partie de l’armée de la république et le passage de ses cadres dans le camp nationaliste après le coup d’État des 17 et 18 juillet 1936. Les autorités républicaines s’appuient sur les cadres restés fidèles au régime et sur les milices apparues dans les premiers mois de la guerre et créent, le 16 octobre 1936, la nouvelle armée populaire régulière. Les six premières brigades mixtes sont créées le 18 octobre 1936. La première est dirigée par le Mayor (1) communiste Enrique Lister (2).

Il s’agit de documents de la 11e division, dite division Lister du nom de son commandant, depuis sa création jusqu’à sa nomination à la tête du 5e corps d’armée. Lister  est alors remplacé par le Mayor Joaquin  Rodriguez,  du 30 avril 1938 jusqu’au passage de la frontière française en février 1939. Le cinquième régiment (Quinto Regimiento), à l’origine des milices communistes, devint la 11e division avec la réorganisation de l’armée du centre en février 1937. L’armée républicaine était composée principalement de brigades mixtes organisées selon des affinités politiques ou syndicales qui, au cours de la guerre, furent intégrées en régiments, divisions, corps d’armée et armée.

En  juin 1937 chaque brigade est composée de 134 officiers, 32 commissaires politiques, 4 000 sous-officiers et hommes de troupe.

1 Présentation de la 11e division et de sa participation à la bataille de l’Ebre

Les documents, remis, afin de les protéger, par un militaire interné au camp d’Argelès à M. Martrille, pharmacien à Laroque-des-Albères, concernent essentiellement la 1ère et la 100e brigade mixtes, il y a très peu d'archives de la 9e brigade qui appartenait aussi à la 11e division. Chaque brigade comprend quatre bataillons, avec quatre compagnies de fusils, une de mitrailleuses et un peloton de mortier ; un peloton motorisé ; une batterie d’artillerie légère ; une compagnie de sapeurs ; une colonne de munitions ; des unités de transmission, d’intendance et de santé.

Ce sont des pièces de l’administration militaire relatives à l’activité quotidienne d’une armée en campagne, des documents souvent dactylographiés, quelques cartes militaires dressées à la main et du matériel de propagande, des tracts fréquemment en multiples exemplaires, qui ont été transportés en France pendant la Retirada.

Ces papiers sont datés d’octobre et de novembre 1938 ; dates qui correspondent à la fin de la bataille de l’Ebre (25/07/1938-16/11/1938). Les Républicains qui occupent la rive gauche de l’Ebre lancent, le 25 juillet, une offensive contre les forces nationalistes qui se trouvent sur la rive droite pour éliminer la pression exercée par ces dernières sur Valence et le Levant.

La 11e division franchit l’Ebre et, le 26, elle contrôle les sierras de Pandols y Caballs où elle écrit les pages les plus glorieuses de son histoire . La Placa laureada de Madrid lui fut attribuée à titre collectif.

Son hymne célèbre son courage.

 

Le 3 août Franco décida de reprendre à tout prix le terrain perdu. Cette décision fit de l’Ebre la bataille la plus dure et la plus sanglante de la guerre d’Espagne (3). D’août à novembre, l’armée nationaliste lança sept offensives contre l’armée républicaine . Ce que l’armée républicaine avait conquis en un seul jour fut reconquis en plus de cent.

La 11e division très affaiblie ne put résister aux forces franquistes, le 5 novembre elle repassa l’Ebre onze jours avant la fin de la bataille. Elle était cantonnée à Borjas Blancas quand débuta l’offensive franquiste sur la Catalogne.



 

 

 


2 L’idéologie de la 11e division

La division est en grande partie constituée de communistes (4) comme le montrent ses archives :

-       Le chef J. Rodriguez et le commissaire A. Ramirez , de la 11e division, envoient un télégramme à Staline par l’intermédiaire de l’ambassade d’URSS à Barcelone : « En el XXIe aniversario de la Revolución rusa , saludamos cariñosamente en Vd. al gran pueblo ruso, baluarte de paz, cuya  solidaridad con la lucha que sostenemos no serà olvidada por nosostros, prometiendo en plazo no lejano España serà libre e independiente. »

-       Matias Garcia Ferri, de la 1ère brigade mixte, a combattu du 1er octobre 1936 au 5 août 1938. Il demande à être renvoyé à l’arrière de préférence au bataillon N° 11 de Murcie, (il est originaire de Yecla) états de service à l’appui et une attestation du syndicat des travailleurs agricoles  de Yecla auquel il est affilié depuis 1930 avec la mention : « Bonne conduite et dévoué au régime de la République ».

-       À propos d’un soldat (inconnu à la 1ère brigade mixte), il est demandé un aval politique et un aval syndical qui garantissent sa loyauté au régime (26 octobre 1938).

-       Le 21 novembre 1938, Jaime Crespo demande l’autorisation d’être transféré de la 1ère brigade mixte aux Ateliers d’Armement (certificat de la Industria Metalúrgica Socializada U.G.T.)

-       Amadeo Quintana Gubert a besoin d’un aval syndical pour être transféré en tant que forgeron dans les Ateliers de fabrication de matériel de guerre, il a en plus un rapport élogieux de sa participation à la bataille de l’Ebre « puedo justificar que fué antifascista de toda la vida ».

Les Commissaires politiques qui encadrent les soldats, cosignent les documents du Mayor. Le Commissariat à la guerre fut créé le 16 octobre 1936. Les commissaires politiques avaient pour mission de soutenir le moral des troupes et d’assurer la coopération entre les officiers de l’armée et les miliciens, méfiants les uns vis-à-vis des autres.

-1ère Brigade : commissaire politique, Fortunato Monsalve Almodovar (tué en décembre 1938).

- 100e Brigade : A. Ramirez.

 


Les conseils sont donnés aux soldats sous forme de tracts par la section de propagande.

-       Fortifier : « LA FORTICACION, ARMA PRINCICAL DEL COMBATE »

« Combatientes de la XI. División ! RESISTIR ES VENCER.

Para poder mejor resistir. FORTIFICAR.

Con una línea fortificada el enemigo no adelantarà un paso sus posiciones.

!! VENCEREMOS !! »

 


En octobre 1938, ils diffusent sous forme de livrets, le « Guión de charlas políticas para nuestros soldados » du Commissariat général de l’armée de terre, qui contient des extraits du dernier discours de Negrin.

Le livret « Prensa militar y periódicos murales » explique que la mission de la presse militaire est « d’informer, orienter, diriger et servir les combattants. » Les journaux militaires sont soit de division, de corps d’armée ou muraux.

Les journaux muraux, à la différence des autres, préparés dans chaque compagnie, batterie, sont le cadre de l’expression des souhaits et des opinions des soldats et aussi le moyen de leur divulguer consignes et ordres de manière directe et humoristique :

"La crítica humorística en los periódicos murales da gran resultado. "

"El mural, por su claridad e intención, ha de llegar hasta el analfabeto."


3 Les difficultés du camp républicain

Munitions, armement, pièces de rechange

Les archives contiennent aussi des documents qui montrent les difficultés à s’approvisionner en pièces de rechange :

-       Negrin, dans son discours du 30 septembre 1938 devant le parlement (discours en plusieurs exemplaires dans ces archives) évoque : « Notre aviation magnifique… toujours dans des conditions de notoire infériorité matérielle, mais avec une manifeste supériorité quant à la pratique, l’habileté et le moral. »

3 octobre. Echanger de toute urgence un fusil mitrailleur à ruban contre un fusil mitrailleur à disque avec le 11e bataillon de cette division.

-       14 octobre. Un sauf-conduit pour Barcelone ou Premia de Mar  pour que la 4me batterie antitanks puisse obtenir le matériel, incendié par l’artillerie ennemie.

-       19 octobre. Wenceslao Pocallet a perdu son fusil (500 pesetas seront soustraites à sa solde).

-       27 octobre un sauf-conduit pour se fournir en matériel de transmissions dont les quatre bataillons ajoutés à cette unité sont dépourvus.

-       15 novembre. Le surplus de fusils ne peut être remis car il est nécessaire aux nouvelles recrues qui ont incorporé cette unité (1ère brigade).

-       17 novembre. Remettre six mulets avec leurs bâts au 1er bataillon de mitrailleurs ainsi que quatre mortiers de 50 et un de 81 avec le personnel et l’équipement.

-       20 novembre. La nuit du 5 novembre, lors de l’évacuation des forces de la rive droite de l’Ebre, les deux compagnies qui assurèrent l’évacuation retrouvèrent durant le trajet la pièce de mortier perdue, (mentionnée dans un document précédent) qu'elles rapportèrent.

Des tracts demandent de ramasser les douilles pour qu'elles puissent être réutilisées.


Retrait du combat des brigades internationales

Le  23 septembre 1938,  J. Negrin, président du Conseil des ministres et son gouvernement décident de retirer du combat les Brigades internationales (5) dans l’espoir d’obtenir que les puissances étrangères reviennent sur leur décision de non intervention et d’obtenir des crédits supplémentaires et la levée de l'embargo sur les armes (6). Le 23 septembre, les brigadistes livrent leur dernier jour de combat

Le discours de Negrin du 30 septembre 1938,  ovationné par le parlement, est  reproduit dans les archives  et diffusé aussi par tracts.


 


-       9 octobre 1938, Le soldat José Ferrer Escalona, de nationalité française, demande à participer au retrait des étrangers décrété par le gouvernement de la République.

-       11 octobre 1938, idem pour le capitaine José Garcia Fera.


Les forces républicaines sont affaiblies par ces retraits (7).

Enrôlement de jeunes recrues et conseils aux combattants

L’armée républicaine, décimée par la bataille de l’Ebre ne peut faire appel qu’à de jeunes recrues inexpérimentées.

-       12 octobre. Deux soldats mineurs sont convoqués à l’Etat Major. Ce sont deux mineurs volontaires du camp de Salou qui étaient affectés à des missions de liaison dans la 100e brigade mixte et qui sont dorénavant affectés à l’Etat Major.

-       Le 7 novembre, le soldat Diego Olivarès Valera, de la 1ère brigade, mineur, blessé pendant la campagne de l’Ebre, est réincorporé dans son unité, à sa demande.

-       24 novembre. Le conseil municipal de Hellin réclame un soldat mineur qui s’est engagé sans autorisation paternelle dans la 1ère brigade « Quinta del Biberon », le commandant de la 1ère brigade demande  s’il est judicieux de le renvoyer alors qu’il ne pourra pas être remplacé ?


Les références au centre de formation de Salou sont nombreuses.

-       6 novembre. Arrivée de 130 recrues provenant de Salou à la 100e brigade mixte.

(Liste photocopiée en annexe 1)

- 23 novembre. Demande d’envoyer au centre de Salou un service de garde (un lieutenant, deux sergents, six caporaux, 24 soldats) qui sera relevé tous les huit jours.

-       Lettre des amnistiés de Salou.

De jeunes recrues incorporés et affectés à la 1ère Brigade non accueillies à la gare de Salou affamées et trop légèrement vêtues  ayant volé dans des maisons inhabitées pour se couvrir ont été jugées et condamnées  pour leur comportement. Six soldats ont été fusillées sur la plage de Salou. Les autres ont été amnistiés et ils remercient les « camarades de la 1ère Brigade « pour leur compréhension leur affection et leur pardon. »

(En annexe 2 lettre du 6/11/38)

 

4 La vie des soldats dans la correspondance entre l’Etat Major et les brigades:

- Recherches de soldats

les archives contiennent de nombreuses demandes de l’Etat Major aux différentes brigades, avec les noms de soldats recherchés qui, la plupart du temps ne font pas partie de leurs effectifs. Au total 188 noms, dont la 1ère Brigade  et 100ème brigade confondues.

(Liste en annexe 3)

Il s’agit aussi des soldats morts (envoi de certificats de décès aux parents, sauf s’ils se trouvent en zone franquiste), des soldats blessés et hospitalisés, des soldats disparus, prisonniers.

Un document du 1er octobre (1ère Brigade) fait référence à une liste (qui a disparu) répertoriant une baisse d’effectifs (morts, disparus, prisonniers, blessés) du 24 juillet au 1er octobre.

14 novembre. Rapport des pertes de la 1ère brigade en hommes, matériel, récupéré, perdu, lors des opérations passées (absence de liste).

- Désertions

-    2 octobre. Maximo Villalbarez est passé à l’ennemi.

-    3 octobre. Deux caporaux et cinq soldats sont déserteurs. Il est conseillé de ne pas mettre dans la même unité des soldats d’un même village.

-    8 octobre. Mise aux arrêts d’un lieutenant, de deux sergents, deux caporaux en raison de la désertion de cinq soldats dans la nuit du 17 octobre.

-    3 novembre. Vicente Gosalbo et J. Lopez Garcia ont disparu dans le secteur d’Amposta.

-    11 novembre. Disparition de six soldats du bataillon disciplinaire et du garde.

-    13 novembre. Disparition dans les mêmes conditions de six soldats de la compagnie des sapeurs.

-  18 novembre. Deux soldats ont disparu lors de leur sortie du bataillon disciplinaire alors qu’ils rejoignaient leur unité.

-    29 novembre. Désertion du capitaine Daniel Oms Garcia.

-    30 novembre. Le soldat Narciso Lopez Guai a déserté en passant à l’ennemi.

- Manquements graves au règlement

-       20 octobre. Punition du caporal Puig et du soldat Vives qui se sont absentés du cantonnement sans permission et sont revenus avec de fausses rumeurs et des paroles défaitistes.

-       22 octobre. Le soldat Felipe Suarez, délégué politique dans la 1ère brigade , a été dégradé comme simple soldat dans la 100e brigade.

-       26 octobre. Deux mois d’arrêts au soldat Eusebio Gonzalez Herrera qui devant intégrer le bataillon disciplinaire ne s’est pas présenté à la date prévue .

-      17 novembre. Ne sera  pas promu au grade supérieur, le sergent Rey Munez, qui dans les récentes opérations, a perdu l'argent et le contrôle de la 4e compagnie du 2e bataillon dont il faisait partie en tant qu'administratif.

-       Le 7 novembre . 15 soldats sont punis pour : manque de discipline, absence sans permission de son unité, perte volontaire de contact avec la brigade, pour antécédents douteux, pour être sorti de sa tranchée pour converser avec l’ennemi, pour manque de respect à un supérieur…

. 17 novembre. Ne sera pas promu au grade supérieur le sergent Rey Munez qui dans les récentes opérations a perdu l’argent et le contrôle de la 4e compagnie du 2e bataillon dont il faisait partie en tant qu’administratif.

-       30 novembre. Le chef des sapeurs D. Luis Arias Ordonez doit être sanctionné : 30 jours d’arrêts avec suspension de solde. En cas de récidive, il passera devant le tribunal permanent de justice militaire pour avoir refusé de donner aux blessés le tabac qui leur revenait.

- Festivités et récompenses

-      Le 16 octobre, J. Herrera et J. Rodríguez de la 100e brigade se rendent à Barcelone pour l’hommage rendu aux camarades des Brigades internationales.

-       20 octobre. Le sergent Don Pedro Tornico Benit reçoit la médaille du devoir pour son comportement dans la campagne actuelle.

-       21 octobre. Le soldat d’infanterie Montańa Goltarra est décoré de la médaille du courage et doté d’une prime annuelle de 500 pesetas pendant cinq ans.

-       22 octobre. La placa laureada de Madrid destinée au mayor Don Santiago Aguado Rodriguez est contestée par deux capitaines  de la 100e brigade.

-       26 octobre. Demande de deux camions pour que l’orchestre de la division  joue devant la 1ère brigade le 27 octobre.

-       20 novembre. Permission accordée à cinq soldats de la 100e brigade pour assister au festival organisé par le 5e corps d’armée à l’hôpital militaire de Cambrils. Un camion les prendra en charge.

-       20 novembre. Deux camions pour transporter à la partie de foot  de Cambrils  trois lieutenants six sergents, quatorze caporaux, soixante soldats sous le commandement du capitaine et du commissaire du 2ème bataillon de la 1ère brigade mixte.

- 20 novembre. Permission accordée à cinq soldats de la 100e brigade pour assister au festival organisé par le 5e corps d’armée à l’hôpital militaire de Cambrils. Un camion les prendra en charge.

-      27 novembre. le caporal Gorrochatequi et le soldat Ramon Alonso se rendront à Barcelone aux festivités organisées par les représentants de Euskadi, en uniforme et sans arme.

-       30 novembre. Il est proposé des promotions aux combattants de la 1ère brigade pour leur courageux comportement lors des opérations passées.

- Vie quotidienne

-       11 octobre. Le lieutenant de la compagnie des sapeurs de la 100ème brigade, myope des deux yeux, demande l’autorisation de se rendre à Barcelone pour acquérir des lunettes.

-       11 octobre. Le sergent José Perez Sanchez envoie  à l’Etat-major un gros dossier composé de ses états de service dans l’armée d’Afrique, puis son incorporation le 5 août 1936 dans le 5e régiment de l’armée républicaine. Blessé 12 fois, le bras gauche mutilé, il demande une affectation à l’arrière (certificats médicaux à l’appui et recommandation du commissaire de sa compagnie).

-       25 octobre. Un caporal - au comportement exemplaire signalé par le chef de brigade - demande l’autorisation de passer quelques jours au chevet de sa femme qui doit subir une opération (certificat médical à l’appui).

-       11 novembre. Demande de cuisinier et de serveur professionnels pour servir à l’Etat major.

-       13 novembre. Demande de chaudronniers et de ferblantiers.

-       20 novembre. Demande d’un soldat jardinier.

-       23 novembre. Demande de chevaux et de selles.

-       27 novembre. Le commandant Antonio Moreno (100e brigade) n’a pas pu être incorporé au bataillon de la division parce qu’il est soumis à un traitement contre la gale au campement anti-gale de la division.

-       27 novembre. Faire vacciner (3ème piqûre contre le typhus) la moitié du personnel de l’unité (1ère brigade).

-       28 novembre. Repas immangeable et préparation d’un nouveau repas nécessaire. Les dépenses occasionnées seront à la charge  des soldats de la cuisine.

5 Propagande

-La section de propagande de la 11e division

Les commissaires félicitent les soldats et exaltent leur vaillance dans les combats.

 

 


 

La propagande de l’armée républicaine à l’intention des troupes franquistes

Elle se présente sous forme de textes dactylographiés, de guide de discussions pour convaincre ceux des rangs ennemis et de tracts imprimés.

« Franco fracasó con lo del Partido único .

No puede haber màs partido que él  de todos los españoles para echar de nuestra patria a los italianos y alemanes que ha traído Franco.

! Ven al lado de la República !... »

 

 


La propagande franquiste à l’intention des soldats et des commissaires politiques républicains

Elle appelle à la désertion et à la reddition, elle dénigre les chefs.

Elle met l’accent sur l’abondance, la paix, la justice, ordre et la liberté dans le camp franquiste.



Michèle BERTRAND    Madeleine SOUCHE


Notes

1. Titre donné aux commandants qui n’avaient pas eu une carrière militaire.

2. Enrique Líster Forján (né à Ameneiro, dans la, province de La Corogne en Galice, 1907 ,décédé à Madrid en 1994)  militant communiste espagnol, membre du Parti communiste d'Espagne (PCE) et dirigeant militaire des forces républicaines pendant la guerre civile espagnole. Enrique Líster s'engage très vite dans la lutte contre le coup d'État militaire de juillet. Son aptitude à diriger et son courage en font rapidement l'un des dirigeants des premières milices : il fait partie des fondateurs du Cinquième Régiment (Quinto Regimiento), centre de recrutement et de formation militaires qui forge les premières unités de miliciens de façon organisée et efficace. Après la militarisation des unités de volontaires et la création de l'Armée populaire de la République espagnole (Ejército Popular de la República Española (EPR), Enrique Líster est commandant de la 1re brigade mixte de l'armée républicaine, atteignant au cours de la guerre le grade de Mayor des Milices (Mayor de Milicias). Dans l'armée républicaine, cependant, le commandement des grandes unités n'est pas limité par le grade, de sorte qu'un Mayor peut être chargé du commandement d'une division et, en cas de besoin d'un corps d'armée . A la tête de la 11e division de l'armée républicaine et, plus tard, comme chef de corps d'armée, Líster manifeste une efficacité et une énergie extraordinaires notamment dans les destructions de collectivités libertaires de Catalogne et d'Aragon en allant vers Saragosse en août 1937 . Dans les derniers jours de la guerre civile, il est promu lieutenant-colonel par décret.)

3. Un chanson populaire disait que sa compagnie de mitrailleurs chantait l’Internationale avec ses rafales.

4 La bataille de l’Ebre a duré 115 jours. L’artillerie franquiste est à l’œuvre jour et nuit, des centaines de canons de fabrication allemande tirent sept obus à la minute. Les bombardiers de la légion Condor (ceux de Guernica) et ceux de la force aérienne de Mussolini déversent un déluge de fer et de feu sur la Sierra de Pandols.

La République a eu 10 000 morts, 34 000 blessés, 19 563 prisonniers, 70 avions abattus. Les forces franquistes ont eu 6 500 morts, 30 000 blessés, 5 000 prisonniers, 50 avions abattus.

5. Brigadas Internacionales, elles se sont battues au côté des Républicains contre les rebelles nationalistes, lors de la guerre civile espagnole, Elles étaient composées de volontaires antifascistes venant de 53 pays différents. Les brigades avaient leur quartier général sur la base aérienne de Los Llanos, à Albacete. Les volontaires participèrent à la bataille de Madrid (1936), aux combats du Jarama, de Guadalajara, de Brunete, de Belchite, de Teruel, du front d'Aragon et de l'Èbre. Ils furent retirés et dissous par le gouvernement espagnol à partir du 23 septembre 1938, afin de souscrire aux exigences du Comité de Non-intervention.)

6 L’Espagne républicaine reçut très peu d’aide du Front Populaire, Léon Blum  fut empêché d'apporter une aide française par  l’opposition de la droite et du président modéré Albert Lebrun. Côté britannique, le gouvernement de Neville Chamberlain et les élites voient l'Espagne comme un pays en pleine révolution « communiste ». Finalement, Léon Blum propose le pacte de non-intervention, signé par la quasi-totalité des pays européens. Un comité de non intervention est créé à Londres pour en définir les modalités. Chaque pays se voit chargé d'empêcher la livraison d'armes en Espagne : les Britanniques doivent assurer le respect d'un embargo sur les armes dans l'Atlantique, la France dans les Pyrénées, et l'Italie sur la côte méditerranéenne.

7 Les nationalistes renvoient les soldats allemands et italiens mais reçoivent de leurs alliés un armement décisif pour la réussite de l’offensive dans la bataille de l’Ebre et la campagne de Catalogne.

 

Annexes

Annexe 1


Annexe 2

 

 

 

Annexe 3

Première brigade mixte

 

100e Brigade mixte